Friday, 31 January 2014

The most fortunate...




Some pics of our latest ephemeral work, Felicísima, created on Streedagh Beach (County Sligo, Ireland) after the worst storms to hit the Atlantic coast in decades. On this beach in 1588 three Spanish ships attempting to return home after the failed Armada invasion sank in a freak storm. Of the 1,300 men on these boats 1,000 drowned while the majority of those who reached the shore were killed by English soldiers. Felicísima was made from kelp and stones gathered on the beach. The Armada sailed in a crescent formation seven miles wide. The trident (formed here by seawater channels) is the symbol of Poseidon while the circle represents time, sanctuary, ellipsis and end. The entire work was covered by sand and washed away by the tides.
Huge thanks to Ian, John-Mark, Borja (also for the men-at-work pic) and Hedda for all their help with the install, to seaweed genius Prannie Ratigan and Armada expert Eddie O'Gorman for their encouragement, and most of all to Cíara for planting the seeds that made the work.


En juin 1588 la ‘grande y felicísima armada’ quitta l’Espagne pour l’Angleterre. Une flotte de 130 bateaux et de 30,000 hommes se dirigea vers la manche; sa formation de combat fut un croissant large de 11 kilometres; son objectif: envahir l’Angleterre. Trois mois plus tard, harcelée par les attaques de Francis Drake et contrariée par les orages inattendus, l’armada tentait de retourner en Espagne lorsque trois de ses navires échouèrent sur la plage de Streedagh sur la côte atlantique de l’irlande. Des 1,300 hommes sur ces bateaux 1000 se noyèrent et la plupart des survivants fut massacrée par les soldats anglais. Felicísima, faite d’algue et de galets, evoque les trois épaves qui se trouvent toujours au large et leur équipages perdus: les sentiers en eau sont la fuite vers la terre ferme et le trident de Poséidon; les murailles – sanctuaires et tombes, points de suspension et points finals – représentent le cercle du temps brisé par la mort; et le croissant, la formation de la ‘très heureuse armada’, ainsi que la lune et ses marés, forces naturelles qui ont effacées cette oeuvre dans quelques jours.